La 35e édition du Tour Auto traverse la France du 3 au 9 mai et pose son arrivée à Biarritz pour la dixième fois de son histoire. Entre Nogaro, l’arrière-pays basque et la Cité de l’Océan, voici ce que ça change concrètement pour nous cette semaine-là.
Une arrivée qui n’a plus rien d’anecdotique
Biarritz et le Tour Auto, c’est désormais une vieille histoire. La Cité de l’Océan accueillera l’arrivée pour la dixième fois depuis la création de l’épreuve, la dernière datant de 2024 — au même endroit. En clair, ce que beaucoup prennent encore pour un événement de passage est devenu un rendez-vous récurrent du calendrier local de mai.
La séquence finale est désormais calée : Pau, Nogaro, Biarritz. Nogaro pour le circuit, Pau pour le prestige sportif, Biarritz pour l’arrivée face à l’océan. Un enchaînement qui concentre les retombées côté Nouvelle-Aquitaine sur trois jours et qui explique pourquoi l’organisation revient régulièrement dans le Sud-Ouest plutôt que d’aller chercher une autre ville balnéaire.
Ce qui se passe samedi 9 mai, heure par heure
L’étape Pau–Biarritz, c’est 327 kilomètres avec deux spéciales et un passage sur circuit. Le circuit de Nogaro est prévu entre 10h et 14h45, avant l’arrivée à la Cité de l’Océan entre 16h30 et 21h. Concrètement, les premières voitures commencent à arriver à Biarritz en milieu d’après-midi et le parc fermé reste accessible jusqu’en début de soirée.
Le tracé ne prend pas directement la direction de l’océan depuis Pau : les équipages montent d’abord sur Nogaro pour des courses en fin de matinée, redescendent vers Orthez, puis s’enfoncent dans le Pays basque avant l’arrivée à la Cité de l’Océan. Il y aura donc presque certainement une spéciale dans l’arrière-pays — la zone précise n’a pas encore été communiquée officiellement, les détails étant traditionnellement publiés quelques jours avant le départ.
247 voitures, dont une Ferrari 250 GTO
Le plateau 2026 est particulièrement dense. 247 voitures anciennes prennent le départ, réparties entre compétition et régularité. La liste met à l’honneur la BMW 2002 et la Ferrari 250 GTO, avec un seul exemplaire de cette dernière — ce qui reste exceptionnel vu la rareté du modèle.
Côté figures connues, Étienne Bruet (M6) sera au volant de sa MG A, Jean-Pierre Gagick (TF1) repartira avec sa Mustang, François Allain et son fils piloteront la Renault Dauphine Gordini de The Originals Renault, et Margot Laffite figure sur la liste des engagés sur une Ferrari 308 Gr.IV.
Ce que ça veut dire pour les Biarrots
Soyons clairs : l’effet Tour Auto sur la ville se joue surtout sur deux demi-journées, vendredi soir et samedi. Hôtels de la côte, restaurants du centre et de la Côte des Basques, tables des alentours de la Cité de l’Océan — la clientèle qui suit l’épreuve est internationale et dépense. Le Tour Auto génère un tourisme événementiel haut de gamme : collectionneurs internationaux, médias spécialisés, passionnés qui se déplacent sur les circuits et les étapes.
Sur le plan circulation, il faudra s’attendre samedi après-midi à des remontées de voitures de collection par l’arrière-pays vers la côte, avec un impact local sur les axes d’accès à la Cité de l’Océan entre 16h et 21h. Rien d’inédit pour qui a vécu l’édition 2024 — mais si vous habitez le quartier de la Milady ou que vous avez prévu une sortie plage ce samedi-là, autant l’anticiper.
Pourquoi Biarritz, et pas ailleurs
La question revient à chaque édition. La réponse tient en une phrase : la côte basque et les routes du Sud-Ouest font partie des grands itinéraires naturels de l’épreuve parce que la région offre ce que le Tour Auto cherche : des routes spectaculaires, des paysages reconnaissables, et une image de territoire fort.
Dit autrement, le Tour Auto a besoin d’une ville d’arrivée capable d’absorber 247 voitures et leur entourage sans que ça se remarque trop dans la vie locale, avec un décor qui tient à l’image télé. Biarritz coche les cases — et continuera probablement de les cocher tant que la Cité de l’Océan restera un parc fermé praticable et que les élus locaux verront un intérêt à figurer sur la carte des grands rallyes historiques.
Infos pratiques
- Arrivée : samedi 9 mai, Cité de l’Océan, 16h30–21h
- Accès public : entrée libre sur les circuits, entrée payante sur les paddocks
- Site officiel : peterauto.fr