Saint-Jean-Pied-de-Port est connue dans le monde entier comme le point de départ français du Camino de Santiago — des dizaines de milliers de pèlerins y commencent chaque année leur marche vers Compostelle. Mais même si vous ne marchez pas, la ville mérite le détour depuis Biarritz : une heure de route par la RD918, à travers les collines du Labourd et de Basse-Navarre, et vous êtes dans un autre monde.
La vieille ville intra-muros
Saint-Jean-Pied-de-Port a conservé ses remparts du XVIIe siècle, ses ruelles pavées en pente douce et ses maisons basques à pans de bois rouges et verts. La rue de la Citadelle, axe principal de la vieille ville, est l’une des rues les plus photographiées du Pays Basque — et l’une des plus authentiques, malgré le flux des pèlerins.
La citadelle de Vauban (classée UNESCO), en haut de la ville, offre un panorama sur les Pyrénées qui, par temps clair, s’étend jusqu’aux sommets enneigés de la frontière franco-espagnole.
Le marché du lundi
Le lundi matin, Saint-Jean-Pied-de-Port tient l’un des marchés les plus vivants de la Basse-Navarre. Producteurs locaux, fromagers, éleveurs de la vallée des Aldudes et de la Soule : c’est ici qu’on trouve des produits qui n’atteignent jamais Biarritz ou Bayonne, faute de volume suffisant pour alimenter les circuits de distribution.
Le vin d’Irouléguy
Les vignes d’Irouléguy — l’unique AOC viticole du Pays Basque français — s’accrochent aux pentes abruptes de la montagne à quelques kilomètres de Saint-Jean-Pied-de-Port. La coopérative d’Irouléguy et quelques domaines indépendants (Arretxea, Brana, Abotia) produisent des rouges à base de Tannat et des blancs de Courbu et Petit Manseng qui ne ressemblent à aucun autre vin.
La cave de la coopérative d’Irouléguy accueille les visites et les dégustations. C’est l’endroit où acheter quelques bouteilles directement, à des prix qu’on ne retrouvera pas à Biarritz.