Arrivé à Biarritz à l’âge de deux ans, il en est devenu l’un des visages les plus reconnus au monde. Rugbyman de légende, dirigeant sportif, entrepreneur, et désormais maire : Serge Blanco n’a jamais cessé de jouer pour sa ville.
Il y a des destins qui semblent écrits d’avance. Serge Blanco naît à Caracas en 1958, mais c’est à Biarritz qu’il grandit, qu’il apprend le rugby à la Jeanne d’Arc, qu’il entre au Biarritz Olympique — le seul club de toute sa carrière. Élève à Jules-Ferry puis à l’Immaculée-Conception, il est d’abord un enfant du quartier avant d’être une légende nationale.
Avec le maillot rouge et blanc du BO, il passe dix-sept saisons. Avec le XV de France, il accumule 93 sélections, 18 capitanats et 38 essais — un record longtemps inégalé. Son essai à la 85e minute contre l’Australie, en demi-finale de la première Coupe du monde en 1987, reste l’une des images les plus fortes du rugby français. Deux Grands Chelems (1981, 1987), vice-champion du monde.
Après les crampons, Blanco reste dans le jeu. Président du BO à deux reprises, premier président de la Ligue nationale de rugby (1998–2008), vice-président de la FFR : il façonne pendant deux décennies le rugby professionnel français. En parallèle, il tente l’aventure entrepreneuriale — thalasso, hôtellerie, prêt-à-porter — avec des fortunes diverses.
Puis vient le tournant de mars 2026. Candidat sous l’étiquette « Mon équipe, c’est Biarritz », il remporte la mairie avec 41,92 % des voix au second tour, devançant la maire sortante Maider Arosteguy. Première campagne électorale, premier mandat. À 67 ans, Serge Blanco entame sa troisième carrière — celle d’élu des Biarrots, pour les Biarrots.
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