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Environnement : Biarritz rejoint la coalition mondiale pour une IA durable

6 juin 2026 icibiarritz 4 min de lecture

À l’occasion du forum Waves of Change 2026, la Ville de Biarritz a officialisé son adhésion à la Coalition pour une IA durable. Une signature portée sur le terrain par Jean-Baptiste Dussaussois-Larralde, premier adjoint délégué à l’environnement, qui a représenté la cité basque aux côtés de Cascais, Santa Cruz et Yoff.

Une adhésion annoncée au forum Waves of Change

C’est Vincent Jéchoux, directeur régional de l’environnement de la Région Nouvelle-Aquitaine, qui a annoncé l’entrée de la Ville de Biarritz dans la Coalition pour une IA durable, lors du forum Waves of Change réuni à Biarritz du 1er au 3 juin 2026. Sur place, c’est Jean-Baptiste Dussaussois-Larralde, premier adjoint délégué à l’environnement, qui a représenté la municipalité.

Jean-Baptiste Dussaussois-Larralde, la voix de Biarritz à la table internationale

Au-delà de la signature, c’est sur le terrain des échanges que le premier adjoint a porté les couleurs de la ville. Jean-Baptiste Dussaussois-Larralde a pris part à l’atelier « Les villes côtières, IA durable et océan », aux côtés des représentants de Cascais (Portugal), Santa Cruz (Californie) et Yoff (Sénégal).

Trois villes, trois continents, un même horizon : l’océan. Pour Biarritz, dont l’identité tout entière se confond avec sa côte, ce n’est pas un sujet abstrait. Voir un élu de notre ville s’asseoir à cette table, et y porter la question du littoral, c’est rappeler que les grands débats mondiaux sur l’intelligence artificielle se jouent aussi à hauteur de nos plages.

Une coalition née à Paris

Initiée par l’État français, la Coalition pour une IA durable a été lancée en février 2025 lors du Sommet international pour l’action sur l’IA, à Paris, sous l’égide de la France, du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) et de l’Union internationale des télécommunications (UIT). Elle réunit gouvernements, industries, institutions de recherche et société civile autour d’un objectif commun : aligner le développement de l’intelligence artificielle avec les objectifs environnementaux mondiaux.

Deux principes pour une IA durable

Le concept repose sur une double dimension, résumée par ses initiateurs comme « l’IA verte » et « l’IA pour l’environnement ».

Le premier volet vise à réduire l’empreinte de l’IA elle-même. Entraîner et faire tourner ces modèles consomme énormément de ressources — électricité, eau, matières premières. L’idée est de concevoir des systèmes plus sobres, qui intègrent dès leur conception une série de principes destinés à limiter cette consommation. Pour rendre ces efforts mesurables et comparables, plus de trente partenaires publics et privés ont élaboré une première feuille de route internationale d’évaluation de l’impact environnemental de l’IA, et l’Agence internationale de l’énergie a lancé un observatoire mondial pour anticiper les besoins énergétiques des centres de données.

Le second volet, à l’inverse, mobilise l’IA comme outil au service de l’environnement : modélisation du climat, gestion des écosystèmes et des ressources, optimisation de la consommation d’énergie ou encore suivi de la déforestation.

L’océan, nouvelle frontière de la coalition

C’est précisément là que Biarritz a toute sa place. Lors de la Conférence des Nations unies sur l’océan, la coalition a lancé une verticale dédiée, « IA & Océan », pour fédérer chercheurs, collectivités, innovateurs et financeurs autour de la préservation des écosystèmes marins. L’atelier sur « Les villes côtières, IA durable et océan », auquel a pris part Jean-Baptiste Dussaussois-Larralde, s’inscrit dans cette dynamique : mettre la technologie au service d’un littoral qui, ici, fait partie de notre quotidien autant que de notre identité.

Et pour les Biarrots ?

Soyons clairs : adhérer à une coalition, c’est d’abord un engagement de principe. Aucun budget, aucun chantier ne découle automatiquement d’une signature. Ce qui comptera, c’est ce que la ville en fera.

L’enjeu local, lui, est bien concret. Nos falaises reculent, la Côte des Basques fait l’objet de travaux de confortement coûteux et répétés, sans garantie d’enrayer l’érosion. Si l’IA durable doit avoir un sens pour Biarritz, c’est ici qu’on l’attend : surveiller et anticiper le trait de côte, suivre la qualité des eaux de baignade, mieux gérer l’énergie. Au conditionnel, pour l’instant.

Reste un paradoxe à ne pas balayer : présenter comme « verte » une technologie qui engloutit électricité, eau et matières premières. La vraie réussite de cette adhésion se mesurera à des actes, pas à une photo de forum. Nous y reviendrons.

En savoir plus : greentechinnovation.fr

La rédaction

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