Biarritz, Côte Basque — 64200 Ouvert 7j/7
FR ES EN
Accueil Culture PrestaArt Gallery : Hervé Solignat, une seconde vie dans l’art contemporain
Culture

PrestaArt Gallery : Hervé Solignat, une seconde vie dans l’art contemporain

5 juillet 2026 icibiarritz 4 min de lecture

Depuis le printemps 2024, la galerie occupe 190 m² avenue Reine Victoria, face à l’Hôtel du Palais. Derrière l’enseigne, un galeriste au parcours improbable — du matériel médical aux foires internationales.ps 2024, la galerie a posé ses 190 m² avenue Reine Victoria, juste en face de l’Hôtel du Palais. Portrait d’un lieu — et d’un galeriste.

Impossible de la manquer. Depuis le printemps 2024, PrestaArt Gallery y déploie un espace lumineux de 190 m² où voisinent peintures, photographies et sculptures. C’est la troisième adresse de la maison, après Uzès et Nîmes — et la plus visible.

Mais pour comprendre le lieu, il faut remonter le fil d’un parcours qui n’avait rien d’écrit. Hervé Solignat n’était pas destiné à vendre de l’art : pendant vingt-cinq ans, il a été commercial en matériel médical. Le basculement se joue en 2011, quand il fonde avec un ami d’enfance une fonderie d’art, Lux’Art Fonderie, à Montluçon. Pour trouver des clients, il écume les salons d’art contemporain, valise à la main, et propose ses services de fonte aux artistes. C’est l’un d’eux qui, un jour, lui souffle l’idée qui changera tout : aide-moi plutôt à vendre. En 2014, Hervé Solignat crée PrestaArt et se fait agent d’artistes, courant les galeries pour placer leurs œuvres.

Le passage du représentant itinérant au galeriste installé intervient en 2017. Il déniche un local en bail précaire à Uzès, aux abords du palais ducal, et y ouvre — un 1er avril, sans que ce soit une blague — sa première galerie : 130 m², un patio, plusieurs salles. Malgré le Covid, PrestaArt s’impose vite comme une référence, d’abord locale puis nationale. En 2022, Hervé Solignat élargit le territoire à Nîmes en s’associant à l’artiste Melvyn Barros, dans l’ancien atelier d’un peintre, rue Émile-Jamais. Deux ans plus tard, cap sur l’Atlantique et Biarritz.

Sa ligne, il l’assume sans détour : il lui faut « de la couleur, de la vie, de la nouveauté ». La galerie représente une trentaine d’artistes réunis par cette même énergie, plus que par une école. Figure de proue : le photographe Philippe Shangti, connu pour ses grands formats léchés et provocateurs, que Hervé Solignat défend sur les salons de Colmar à Bâle, de Paris à Miami. À ses côtés, les bolides en aluminium et inox d’Antoine Dufilho, les personnages monumentaux d’Idan Zareski — dont on a pu voir les sculptures géantes au Château de Brindos, à Anglet, les portraits en treillis métallique de Jean-Michel Collell, les compositions pop de Melvyn Barros, ou des noms très cotés comme Richard Orlinski.

Car PrestaArt ne se limite pas à ses murs. La galerie court les foires d’art contemporain en France et à l’étranger, installe des œuvres monumentales dans des lieux de prestige — hôtels, palaces, parcs, jusqu’aux abords d’un Grand Prix de France — et propose du prêt d’œuvres pour soirées privées. Une galerie-entreprise, portée par le bagou d’un ancien commercial qui n’a rien perdu de son sens du contact.

C’est là que le regard local peut nuancer. L’art défendu par PrestaArt est franchement commercial, spectaculaire, taillé pour séduire aussi bien un salon international qu’un grand séjour avec vue. On peut lui préférer des propositions plus âpres ou plus enracinées dans le territoire. Reste qu’entre les Halles et la Grande Plage, la galerie apporte à Biarritz une adresse d’art contemporain assumée, animée, ouverte sur l’événementiel — et un galeriste qui, de Montluçon à l’avenue Reine Victoria, n’a jamais avancé masqué.

PrestaArt Gallery — 1 avenue Reine Victoria, Biarritz. Ouvert du mercredi au samedi (10 h-19 h) et le dimanche (10 h-18 h). prestaart.com

🤞 Ne manquez pas nos dernières news !

Nous ne spammons pas ! Consultez notre politique de confidentialité

← Cinq jours en rouge et blanc : le guide biarrot des Fêtes de Bayonne Jean-François Larrieu, un enfant du Sud-Ouest à la conquête du monde →